Camp de regardants OMI
Maroua 09-12 juillet 2012

"Recevez donc tous ceux que le bon Dieu nous envoie. Cela ne veut pas dire que vous les receviez sans examen. Au contraire appliquez-vous à bien discerner les motifs qui les amènent, à peser leurs vertus et à juger de la suffisance de leur talent".
Saint Eugène de Mazenod, Lettre au père Vincens, 12 août 1847


Thème : «  Appel à la vie religieuse oblate   »
Animateurs :
Père ZYILHOUBE Jean Georges, omi
Père NEROLDHO Aurelien, omi

Appel à la vie religieuse | Vocation au presbytérat | Identité oblate | Mot du Provincial

Comité de vocations

Ière Partie :
Appel à la vie religieuse (Matthieu13, 1-9 et 18-23)

I. Comment reconnaître l’appel à la vie religieuse ?

Il est parfois difficile de reconnaître l’appel à la vie religieuse... Cela demande du temps, de l’écoute de soi en profondeur…quelques indications qui peuvent aider. Vous êtes à l’âge de la générosité… Ayez le courage de vivre l’Évangile et l’audace de le proclamer... "L’Église vous fait confiance, je tiens à vous le dire !". Benoît XVI (Veillée de prière avec les jeunes) - Paris, 12 septembre2008

Il y a une et plusieurs vocations

Une seule : Par l’unique baptême, tous les chrétiens sont appelés à suivre le chemin de Jésus Christ. Cette Bonne Nouvelle est destinée à tous.

Plusieurs : L’Évangile est vécu de bien des manières selon les situations et les personnes. Il y a Marie et Joseph, Pierre et Paul, la Samaritaine et Zachée... Il y a les mains des serviteurs, la parole et le geste du témoin, le silence et le travail du contemplatif... qu’ils soient mariés ou célibataires, diacres, prêtres, religieux, vivant seuls ou en communauté.

II. Comment Dieu suscite-t-il le désir de lui donner sa vie  ?

Dans la liberté : Les Évangiles montrent Jésus guérir, enseigner en parabole et inviter quelques-uns à le suivre plus particulièrement  : « Viens suis-moi  », « si tu veux  », « celui qui voudra  », « quiconque voudra être mon disciple  »... Cet appel, parfois bouleversant, laisse cependant à chacun la liberté de répondre dans un don de soi qui l’engage tout entier.

Par des témoins : Cet appel de Dieu passe par des personnes, des paroisses, des communautés, des ordres religieux, présences visibles et tangibles de l’Église.

La spécificité de la vie religieuse :

Un grand désir : Être saisi par Dieu peut conduire à tout quitter pour suivre Jésus. Mais répondre ainsi à l’appel de Dieu n’est pas un «  sacrifice  » qui nous détruit. La vocation à la vie religieuse est un appel à être, à être davantage ce que nous sommes profondément. Des êtres crées pour «  louer, respecter et servir Dieu notre Seigneur.  » (Exercices Spirituels)

En rupture avec ce monde : La vie religieuse est un don de soi radical. Cette ouverture à Dieu et au monde se traduit par des vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, dans une vie et des actes qui témoignent de la folie de Dieu et non de la sagesse de ce monde.

III. Les signes de l’appel de Dieu

La paix intérieure : Cette paix reçue est le premier signe à prendre en compte. D’ailleurs la première parole de Jésus après la résurrection est « La paix soit avec vous  ».

Une joie profonde : Cette allégresse est celle qu’éprouvaient les disciples d’Emmaüs en remontant vers Jérusalem, pour annoncer à leurs compagnons qu’ils avaient vu le Seigneur ressuscité.

Un amour des pauvres : Celui que Dieu appelle à son service éprouve de la compassion envers ceux qui souffrent, les pauvres, les étrangers ceux qui ne connaissent pas le Seigneur Jésus.

Un zèle apostolique : L’élan reçu de Dieu pousse à vivre la rencontre avec les autres et à s’engager au service de la mission du Christ. Comme Marie-Madeleine que Jésus ressuscité a envoyée vers les apôtres : « Va vers mes frères...  »

Pour y voir plus clair :

Me demander : « Quel feu sacré brûle en moi ? Au fond, qu’est-ce que j’ai envie de vivre ? La manière avec laquelle je cherche à suivre le Christ aujourd’hui, est-elle pour moi un chemin de vie ? Est-ce que je désire Le suivre davantage ?  ».

Être accompagné : S’ouvrir à une personne en qui j’ai confiance et qui a suffisamment de liberté à mon égard pour m’aider à avancer tout en respectant mon chemin. Il peut être trop tôt pour décider, mais il n’est pas trop tôt pour en parler à quelqu’un.

Rencontrer : Aller séjourner dans des communautés religieuses pour mieux les connaître de l’intérieur, me rendre compte par moi-même.

Vivre une retraite : Si la Parole du Seigneur réjouit profondément mon cœur, ce sera pour moi une confirmation importante. La retraite va aussi clarifier mes intentions. Une retraite de choix de vie selon les Exercices Spirituels de saint Ignace de Loyola peut m’aider à choisir selon le cœur de Dieu.

IV. L’appel

Ce mot vocation vient du latin « vocare  » c’est-à-dire appeler. Dieu appelle mais comment reconnaître sa voix dans le secret du coeur  ?

Pour les croyants, il s’agit avant tout de l’appel que Dieu adresse à tous les humains, il est à la fois universel et particulier (pour chacun). Il est appel à la vie, à l’amour, à la foi.

Pour tous les baptisés c’est l’appel de l’Esprit Saint qui suscite en eux le sentiment intérieur de vouloir vivre comme le Christ en le suivant en Eglise. Cet appel se réalise au cœur de la vie et des engagements.

L’Esprit Saint appelle aussi des hommes et des femmes, à suivre le Christ d’une façon particulière, parmi ceux-ci les religieuses et les religieux.

La vocation religieuse se caractérise par un engagement public et pour toujours, à vivre l’Evangile à la manière des fondateurs, au nom du Seigneur et guidé par l’Esprit, avec des frères ou des sœurs.

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V. Les vœux

Traditionnellement les religieux prononcent trois vœux : pauvreté, chasteté et obéissance. Les vœux touchent l’homme, la femme, dans des points important de sa vie : le rapport aux biens, le rapport à l’autre et le rapport à l’autorité.

« Imiter le Christ chaste, pauvre et obéissant, et s’identifier à lui. Tel est l’ideal de la vie consacrée, témoignage du primat absolu de Dieu dans la vie et l’histoire des hommes  ». Bénoit xvi, 47° journée Mondiale de Prière pour les vocations, 16 fevrier 2010.

Les vœux ne sont pas là pour me rendre malheureux, ni pour me priver. Bien au contraire, ils sont là pour m’aider à avancer vers Dieu et vers l’autre dans une liberté plus grande :

Que j’ai des biens ou non, je reste dans la paix disponible à Dieu et à mon prochain.

Que je sois seul ou avec d’autres, je reste toujours ancré en Dieu et disponible pour témoigner de sa bienveillance pour les hommes.

Que j’ai a faire une chose choisie ou non, peu importe, je reste capable dans ce qui m’est confié de travailler avec Dieu pour son Royaume.

Si les vœux sont une école de liberté, cela ne veut pas dire qu’ils soient faciles. Ils sont exigeants, extrêmement exigeants : ils me demandent le maximum de ce que je peux donner, rien de moins.

Si la qualité de ma vie dépend de ma capacité à la donner, alors par les vœux je me donne les moyens de soigner la qualité de ma vie pour Dieu et son Royaume.

VI. Charisme

La vie consacrée constitue un charisme, dit Jean-Paul II, "un don de Dieu le Père à son Église par l’Esprit" ; chaque famille religieuse a son charisme propre les unes vont plus travailler au service des plus pauvres, d’autres s’investiront dans l’étude, d’autres encore dans la prière ou au service de l’Eglise.

Bien sûr, ces différents éléments restent liés les uns aux autres, mais la manière de les vivre va donner un visage différent à ces communautés. La ou le fondateur éclairé(e) par l’Esprit va trouver une manière nouvelle de répondre à un besoin pressant, dans un contexte donné.

C’est ainsi qu’un saint Benoît rassemblera des hommes et organisera leur vie pour qu’ils soient totalement tournés vers Dieu pour prier pour le monde ; c’est ainsi qu’une Mère Térésa se dévouera pour soulager la souffrance des plus pauvres ; qu’un saint Dominique et qu’un saint François voudront annoncer l’Evangile au monde ; qu’un saint Jean Bosco s’inquiétera de l’éducation des jeunes ; c’est ainsi qu’un Saint Eugène de Mazenod voudra évangeliser les pauvres dans le monde….la liste de ceux qui ont trouvé comment répondre à l’appel de l’Evangile est bien longue ; ceux à la suite desquelles un ordre, une congrégation, un institut manifestent visiblement et concrètement l’amour de Dieu pour les hommes. Ils sont comme ses mains qui travaillent le monde.

VII. Devenir Religieux

La vie n’est pas tracée d’avance. Pas à pas, nous la construisons par les choix auxquels nous consentons... Devenir religieux, c’est entrer dans une famille : il faut prendre le temps de franchir diverses étapes...

Comment devenir religieux aujourd’hui, étapes de formation ?

Discerner, connaître, se former, s’engager, faire profession religieuse.

Discerner si le désir qui m’habite est bien une réponse à l’appel du Seigneur. L’Eglise en particulier par les Services Diocésains des Vocations, mais aussi les mouvements, les congrégations religieuses… offre des lieux de prière, de réflexion de partage pour vivre ce temps de réflexion. Ce discernement va durer tout au long du cheminement.

Connaître les différentes vocations dans l’Eglise et la vocation particulière de la vie religieuse. Les affinités perçues au plan des spiritualités et des manières de vivre aident à prendre contact avec certaines Congrégations pour les connaître et approfondir où le Seigneur appelle. Durant cette période un lien avec un accompagnateur est important.

Prendre contact avec une Congrégation, il s’agira alors de se connaître et de voir si une vie ensemble est possible et si cela correspond à l’appel du Seigneur. Chaque Congrégation a ses spécificités mais Moarm petite salle chapelletoutes selon le Droit Canon propose :

Tout ceci dure plusieurs années.

VIII. SUIVRE LE CHRIST

« Viens et suis-moi  ».

L’évangile nous rapporte comment des hommes et des femmes ont suivi le Christ sur les routes de Palestine. Aujourd’hui encore, beaucoup lui demandent de donner sens à leur vie et,cela, plus spécialement dans la vie religieuse...

Encore aujourd’hui le Christ appelle des hommes et des femmes à marcher avec lui. Son appel à le suivre se déploie en de multiples manières : mariage, célibat choisi, vie consacrée.

La vie consacrée dans la vie religieuse est une manière particulière de suivre le Christ, elle comporte nécessairement « le choix d’un don total à Dieu dans le Christ  » (synode vie consacrée – JPII) ; suivre le Christ de cette manière c’est faire l’expérience d’un Amour qui nous fait sans cesse capacité de tout quitter pour « livrer notre vie  » à l’Amour qui donne et se donne sans cesse.

Dans la vie religieuse, nous faisons l’expérience que la suite du Christ, est un chemin de bonheur : c’est le bonheur des béatitudes : «  heureux vous les pauvres, heureux vous les doux, heureux vous les artisans de paix  » (Mathieu 5, 3-11 et Luc 6, 20-26). Jésus de Nazareth a assumé la conséquence de son amour inconditionnel, qui révèle celui du Père pour nous tous jusqu’à la mort de la croix ; mais la mort n’a pas eu le dernier mot, elle a été vaincue par l’Amour éternel de Dieu.

La suite du Christ est un chemin « étroit  » car elle nous oriente vers l’essentiel et nous fait donc vivre des passages difficiles : ouvrant sur des profondeurs, une largeur et une hauteur de vie insoupçonnées «  vous connaîtrez l’amour du Christ qui surpasse tout ce qu’on peut connaître  » (Ep. 3,19). La vie religieuse permet progressivement à l’amour, par l’Esprit, d’investir tout notre être : notre intelligence, notre cœur, notre esprit, notre corps, notre psychologie ; suivre le Christ de cette manière nous fait dire non à d’autres choses, essentielles pour d’autres personnes, comme les relations sexuelles, avoir des enfants ; Suivre le Christ nous révèle une profondeur d’amour possible qui assume toute notre sexualité, notre affectivité et révèle une fécondité insoupçonnée.

Notre vie religieuse veut être l’annonce d’une vie nouvelle qui dépasse la mort, où nous serons pleinement nous-mêmes en communion avec Dieu, Père Fils et Esprit et avec toute la création.

Notre suite du Christ dans la vie religieuse est à la fois envoi personnel et envoi communautaire, nous sommes envoyé(e)s ensemble au monde, dans l’Eglise.

Oui, suivre le Christ dans la vie religieuse est vraiment un chemin de bonheur qui donne sens à toute notre vie.

IX. CONSACRES POUR LE MONDE

Les consacrés sont à l’image du Christ, appelés à vivre le don exclusif de leur vie à Dieu. C’est un chemin de bonheur où chacun doit découvrir le lieu où Dieu l’attends, pour coopérer, sous l’impulsion de l’Esprit Saint, à la Rédemption du monde.

La vocation à la vie consacrée est une initiative qui vient tout entière du Père. C’est Lui qui appelle.

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Eucharistie corps du Christ

IIe Partie :
Vocation au presbytérat

Confer Guide pour le discernement et l’accompagnement des vocations au presbytérat (Mgr. Jean Claude  Bouchard, novembre 1999. Diocèse de Pala- Tchad).

CONSIDERATIONS GENERALES

Le séminaire n’est pas un endroit où on va pour voir, pour essayer. On y forme des jeunes adultes chez qui on a discerné une vocation ; c’est pourquoi on est exigent dés l’entrée et d’ailleurs on y accepte quelqu’un qu’après un discernement sérieux.

1. Le discernement des vocations

a) La nécessité du discernement

Il est important de souligner que la vocation presbytérale n’est pas un absolu en soi. Si Dieu donne la vocation, il donne aussi la capacité d’y répondre. Il est donc très important de discerner dés le départ si la vocation repose sur des motivations suffisantes et si le candidat à les qualités requises ou non. Ce sont les motivations profondes du jeune qui révèlent la réalité de l’appel et le sérieux de la réponse. Et les motivations profondes se découvrent non pas dans les paroles mais dans la vie, dans l’engagement concret du jeune. Il faut donc une motivation solide et pure, une intention droite. Dans ce domaine, c’est le Christ le vrai modèle : « Qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Evangile la sauvera  ». C’est le cœur de la vocation et c’est valable pour toutes les cultures.

Aux motivations s’ajoutent les qualités physiques, psychologiques, morales et intellectuelles requises.

b) Le discernement doit conduire à une certitude morale

Discerner consiste à examiner si le jeune possède les qualités pour satisfaire aux exigences de la vocation à laquelle il se destine, jusqu’à arrivé à la certitude morale que tel jeune est appelé. Et le canon 241 est claire là-dessus : « L’Evêque diocésain n’admettra au grand séminaire que ceux qui par leurs qualités humaines et morales, spirituelle et intellectuelle, par leurs qualités physique et psychique, ainsi que par leur volonté droite, seront jugés capables de se donner pour toujours aux ministères sacrés  ». Et ces exigences ne sont pas à réduire. Elles sont la condition indispensable pour un engagemant personnel durable, engagement qui permettra de surmonter les difficultés qui ne manqueront pas de surgir sur la route du futur prêtre.

2. Les qualités exigées

Il est utile d’insister un certains nombre de  qualités humaines et chrétiennes, les critères objectifs, qui en fait sont les attitudes morales de fond plutôt que des dons ou talents qui peuvent varier d’un candidat à l’autre.

a) Santé physique et psychique

La bonne santé à toujours fait partie des critères d’admissions au séminaire et le certificat d’aptitude physique est réclamé dans le dossier d’entrée. IL doit être le résultat d’un examen réel.
b) Qualités humaines et morales :

3. Qualités spirituelles

4. Qualités intellectuelles

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IIIe Partie :
Identité oblate

Confer éphéméride oblat de la province, directoire de la formation oblate province du Cameroun, Normes générales de la formation oblate.

Croix oblate- Notre famille religieuse : Missionnaires Oblats de Marie Immaculée

- Histoire : Présence des OMI au Cameroun, en Afrique et dans le monde.

Le But premier de la formation Oblate.

Un jeune qui veut devenir oblat doit montrer des signes de vocation oblate dans la période d’accompagnement :

Spiritualité missionnaire : Pour suivre le Christ généreusement dans la foi, un jeune qui veut devenir Oblat de Marie Immaculée doit entretenir déjà, l’esprit de simplicité, de sobriété et de dépouillement propre à acquérir une attitude de disponibilité, à préparer l’insertion dans un milieu populaire et à se rapprocher de la condition des pauvres.

Le jeune doit développer une ouverture d’esprit et de cœur aux différences culturelles et religieuses ; être attentif pour découvrir les plus délaissés, à  s’intéresser à eux et à aller vers eux. Etre animé d’un esprit capable de partager la vie des pauvres  ; c’est par là qu’il pourra être en mesure de leur annoncer plus pleinement la présence libératrice de Jésus-christ et de les accompagner dans leurs efforts pour construire un mon né de sa résurrection.

1. Les vœux

Les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée prononcent 4 vœux à la fin du noviciat : chasteté, pauvreté, obéissance et persévérance.

Vivre la chasteté

« en réponse à une invitation spéciale du Christ, les oblats choisissent la voie du célibat consacré en vue du Royaume  » (C.14)

« Pour y être fidèles, ils comptent sur l’amitié et la vie fraternelle, sur leur engagement apostolique envers tous, sur la prière et la mortification  » (C.18)

Pour cela nous avons à cultiver :

Vivre la Pauvreté

« Nous marchons sur les traces d’un maître qui s’est fait pauvre à cause de nous. En réponse à son appel : « si tu veux être parfait , va, vends ce que tu possèdes, donne le aux pauvres, puis viens suis moi !  » (Mt.19, 21), nous choisissons la pauvreté évangélique.  » (C.19). Concrètement : avoir une habillement simple, propre, sans recherche mondaine. Pas  d’habits ni de chaussure de luxe.

L’argent : les oblats sont tenus de rendre compte de l’usage de l’argent et de tous les dons qu’ils reçoivent ; qu’ils viennent de sa famille, de bienfaiteur ou de la caisse oblate communautaire. Une mise en commun de ce qu’ils reçoivent.  Le travail manuel fait parti de cet engagement.

Vivre l’obéissance

« la volonté du Christ était de faire la volonté de Celui qui l’avait envoyé » (Jn 4,34).

« Il s’est fait obéissant jusqu’à la mort et la mort sur une croix » (Ph.2,8)

« Appelés à le suivre, les oblats demeureront comme Lui, à l’écoute du Père, pour se dépenser sans réserve, à l’accomplissement de sa volonté de salut » Constitution 24

« L’obéissance nous rend serviteurs de tous » (C.25).

Vivre la persévérance

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Mot du Provincial

[Note de Jean Georges] Chaque année nous organisons un camp pour partager avec qui veut goûter, connaître notre charisme ; nous organisons ce camp pour vous dire qui nous sommes.

Raymond Pierre NaniVous venez de 14 paroisses du Cameroun et du Tchad, l’Esprit souffle partout. C’est ma joie.

Vous vous trouvez à un carrefour de votre vie. Où aller après le Bac (Baccalauréat)? Il y a tant de sollicitations, cependant, il faut décider ; n’oubliez pas que Jésus est la voie la plus sûre : sa parole, son exemple et ses commandements. Et lorsque Jésus nous oriente, c’est pour le bien.

Je vous dis merci d’avoir accepté de venir à ce camp. C’est Dieu qui nous donne des jeunes qui veulent entrer chez nous. Dans l’Eucharistie, je vous ai confié au Seigneur. La vocation est un don, un appel.

Dans l’Ancien Testament Dieu appelait et les gens n’hésitaient pas à lui répondre. Dans le Nouveau Testament et aujourd’hui encore Dieu appelle et il continuera toujours d’appeler. Dieu t’appelle à quelque chose dans la vie. On ne peut ne pas répondre à l’appel de Dieu. Dieu me demande de lui donner ma vie ; mais j’ai quel droit de refuser cet appel. La confiance en Dieu nous libère de la peur. Pourquoi avoir peur ? Fait confiance, non une confiance aveugle, mais suivre ce que Dieu me demande.

Les Oblats ont besoin des jeunes joyeux et non pas des jeunes tristes. Les tristes ne nous intéressent pas parce que nous sommes des missionnaires des pauvres pour donner la joie aux pauvres et non la tristesse. Nous avons besoins des jeunes simples, travailleurs. Votre motivation doit sortir du fond de votre cœur : Servir Jésus-Christ partout, là où les gens ne veulent pas aller. C’est la motivation qui vous rendra heureux si vous devenez oblat.

Si votre famille compte sur vous pour leur construire une maison, sachez que vous n’entrez pas dans une vie où vous aurez un  salaire. Et si vous êtes confrontés à la réticence de la famille, priez et persévérez, ne vous découragez pas.

Jésus qui vous a appelés vous montre le vrai chemin. Enlevez la peur, engagez-vous. Vous qui venez des paroisses oblates, cherchez et écrivez l’historique de votre paroisse.

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