Historique Scolasticat Yves-Plumey

"Recevez donc tous ceux que le bon Dieu nous envoie. Cela ne veut pas dire que vous les receviez sans examen. Au contraire appliquez-vous à bien discerner les motifs qui les amènent, à peser leurs vertus et à juger de la suffisance de leur talent".
Saint Eugène de Mazenod, Lettre au père Vincens, 12 août 1847


Scolasticat OMI Yaoundé Maison Yves Plumey

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SOMMAIRE


Les Rogationnistes parmi les Oblats
(Nkolbisson – Yaoundé)

Chapelle Maison Yves Plumey 2004

(Etienne LIPEM)

Le temps de la formation première chez les Rogationnistes est un moment important où le futur rogationniste ou mieux le Rogationniste en puissance acquiert les valeurs rogationnistes capables de l’aider dans sa vie présente et future comme missionnaire. C’est aussi un moment où le jeune en formation touche du doigt certaines réalités heureuses et déplorables auxquelles il sera confronté. Un moment de préparation intense pour que le formé soit un signe d’espérance pour la grande famille rogationniste et pour le monde. C’est surtout à travers ses études avec beaucoup d’autres jeunes de congrégations différentes venant de tous azimuts, de sa vie avec et parmi les jeunes appartenant à d’autres congrégations qu’il entre en contact direct avec le monde.

Il y a deux ans que les Rogationnistes ont ouvert une maison de formation ou mieux le séminaire rogationniste à Edéa pour l’année de spiritualité (propédeutique). Vivant entre eux exclusivement. Mais il a suffit d’un an pour que ces derniers se sentent dans l’obligation d’envoyer les leurs à Yaoundé pour se confronter aux études philosophiques. Pour y arriver, ils vont demander l’hospitalité de nos frères, pères et confrères oblats pour loger leurs jeunes. Voilà ce qui nous donne le droit d’intituler notre article « Les Rogationnistes parmi les Oblats ». Dès lors, une question digne d’intérêt s’impose : comment vivre en Rogationnistes parmi les Oblats ? Comment vivre l’internationalité à laquelle nous faisons face et que nous acceptons volontiers ? Voilà ce que nous essayerons de découvrir dans les prochaines lignes.

Scolasticat Yves Plumey Yaoundé

C’est le samedi 10 septembre 2005 au matin que nous nous sommes mis en route pour Nkolbisson. Notre arrivée était annoncée des semaines avant. Là, il nous avait été réservé un accueil chaleureux à l’Oblat. Immédiatement, les Oblats qui se trouvaient sur place à la maison Yves Plumey nous ont montré nos différentes chambres, désormais, c’est là où nous devrions passer nos journées et nos nuits. Dès lors, une amitié très accentuée a vu le jour entre les Rogationnistes et les Oblats, notre famille d’accueil.
L’horaire de la maison prévoyait le lever à 5h30, 5h55 méditation, 6h25 messe et 7h00 petit déjeuner. Après chacun se rendait à ses occupations. Les scolastiques à l’institut, etc. et les cours allaient de 8h00-12h00 après quoi nous nous retrouvions autour de la table à 12h30, 18h15, méditation et vêpres puis repas…

C’est dans cette atmosphère que nous devions vivre notre séjour parmi et avec les Oblats. Malgré toutes les petites difficultés éprouvées au départ, nous avons adhéré non sans peine à leur rythme.
Dans cette communauté, plusieurs nationalités sont représentées. Depuis six mois, nous partageons les Charismes de nos deux Fondateurs, nous avons senti depuis lors qu’il y a entre Hannibal et Mazenod des traits communs, à titre d’exemples nous citerons le souci pour les pauvres, les enfants abandonnées. Deux fils, sortis de la noblesse, se sont laissés attirer par l’Evangile pour la cause des délaissés, sans oublier le souci de la vie communautaire et de l’humilité. Mais notre souci n’est pas de devenir Oblats, mais de rester Rogationnistes parmi les Oblats, vivre la fraternité, vivre la communion des charismes que ne cesse de crier l’Exhortation apostolique « Vita consecrata ».

Scolastiques Maison Yves Plumey 2004

Par ailleurs, pour vivre concrètement notre charisme de Rogationniste, nous nous engageons personnellement à Prier quotidiennement pour de nombreuses vocations dans l’Eglise, en recevant les cours de la Spiritualité rogationniste chaque quatrième dimanche du mois par le Père Vénuste, notre formateur rogationniste.

Des Oblats, nous avons appris bien des choses : le souci du travail manuel, les Oblats ne vivent pas l’oisiveté. Ils ont des jardins, ils se nourrissent de leurs propres travaux. Ils ont des jardins de légumes, des arbres fruitiers, le poulailler pour ne citer que ceux-là, c’est la spiritualité de la prise en charge qui est mise ici en exergue, c’est le sens de l’autonomie alimentaire qui est vécu ici. Il y a aussi le sens de l’accueil, l’humilité et la vie communautaire, sans oublier le sens du sourire qui ouvre au dialogue, qui rend plus proche. Cependant, il convient de souligner certaines petites difficultés que nous avons pu rencontrer : l’adaptation à l’internationalité trouvée dans cette communauté, puisque depuis notre année de spiritualité jusqu’à ce  jour, nous n’étions que des Camerounais et en petit nombre. Une seconde difficulté fut celle du comportement parfois incommode de certains scolastiques, mais en tout cela il fallait garder son sang froid, prendre et aimer chacun tel qu’il est.

Jardin Yves Plumey 2014Légumes Maison Yves Plumey

Tout ceci n’a fait qu’accroître en nous le souci et le goût de la vie missionnaire et nous a permis de vivre dans la fraternité, d’être un dans la multiplicité. Cela nous a également permis de comprendre que dans la vie religieuse, il n’y a pas que la joie et le bonheur qui nous attendent, mais aussi les difficultés et les incompréhensions. Mais le plus important c’est d’accepter volontiers tout le monde et avec Amour, le prendre comme sa croix de chaque jour et marcher vers la résurrection.

Scolastique Gilbert VailamJardinage Maison Yves Plumey

[Source : Echange et partages, n.1, 2006, R.C.J. : Cameroun]

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Mise au point sur la consolidation
des Maisons de formation

(Thomas Mbaye, alors Provincial du Cameroun)

Thomas MbayeL’année académique en cours a ouvert de nouvelles perspectives dans la sous-région oblate francophone. Les unités oblates de cette sous-région (le Cameroun, le Congo, le Sénégal) envoient les jeunes en formation en République Démocratique du Congo pour les études de Théologie. Désormais, ces mêmes unités oblates, tant que faire se peut, regrouperont tous leurs scolastiques pour leurs études de philosophie à l’Institut saint Joseph Mukasa à Yaoundé avec résidence à la Maison Yves Plumey à Nkolbisson. Comment en est-on arrivé là ?

Genèse de cette décision

Un des mandats donnés par le Chapitre général de 1998 à l’Administration générale dans le domaine de la formation était celui de rendre effective la pratique de l’internationalité dans notre Congrégation qui est missionnaire. L’objectif était de donner cette conscience aux Oblats de se sentir membres d’une même et seule famille et de partager la même mission où que l’on se trouve.

La réflexion

La multiplication des maisons de formation à travers le monde d’une part et le manque de formateurs et d’accompagnateurs dans ces mêmes maisons, de l’autre, poussent à une sereine réflexion et à une décision audacieuse. C’est là qu’à surgi l’idée de regrouper et d’établir des maisons internationales de formation pour les étudiants et les formateurs.

Etude de faisabilité

L’interchapitre de 2001 à Mexico a donné une impulsion à cette idée. Les unités oblates étaient invitées à mettre en commun toutes leurs ressources humaines et matérielles pour rendre effective la formation à l’internationalité dans la Congrégation et à résoudre le problème du manque de formateurs (formateurs et non professeurs). En marge de l’interchapitre, la Région Afrique et Madagascar s’était réunie, à cet effet. Les deux sous-régions avaient ensuite travaillé séparément. La sous-région anglophone était déjà sur les rails : le scolasticat de Cedara abrite les jeunes de l’Afrique du Sud, de la Zambie, de la Namibie…

St. Joseph 's Theological Institute, Cedara South Africa

Position de la Région Afrique et Madagascar

La sous-région francophone (le Cameroun, le Congo, le Sénégal et Madagascar) était invitée à unir, à la manière de la sous-région anglophone, ses forces matérielles et humaines pour relever le défi du manque de formateurs et de la formation à l’internationalité. Pendant ce temps, la Délégation du Sénégal s’apprêtait à entrer dans le consortium des religieux du Sénégal pour la mise sur pied d’un Théologat interreligieux. On le lui avait déconseillé. La province du Cameroun a émis des réticences parce qu’elle venait de terminer la construction de son scolasticat. Madagascar n’était pas à l’Inter Chapitre au Mexique. La réflexion se poursuivait.

Scolasticat OMI Fianarantsoa Madagascar

Position de la sous-région francophone d’Afrique

En janvier 2003, la sous-région francophone s’était réunie à Kinshasa, au Congo pour discuter, entre autres, de la consolidation des maisons. Les avantages et les inconvénients étaient passés au crible de la raison. Aucun lieu n’a été retenu. Mais l’Institut de Théologie saint Eugène de Mazenod à Kinshasa où des dizaines d’étudiants de plusieurs congrégations et autres viennent se former est une propriété oblate et [le] choix était déjà clair. On ne peut le fermer. La Province du Cameroun est membre fondatrice de l’Institut de philosophie saint Joseph Mukasa. Elle est copropriétaire de cette institution. Le choix se précisait.

Institut saint Eugène de Mazenod Kinshasa

La décision finale

Malgré cela, un formateur de chaque maison de formation doit rendre visite à une autre maison et se prononcer clairement sur la viabilité de la maison visitée. Et c’est à partir des rapports des visites des pairs que la décision était prise en janvier 2004, à la rencontre de la Région à Dakar au Sénégal. A l’issue de ce long processus, la sous-région francophone a définitivement signé l’acte de consolidation des maisons de formation avec précision de lieu : Théologie au Congo démocratique et Philosophie au Cameroun. Voilà une longue marche entamée depuis 1988 qui a abouti aujourd’hui à ces maisons consolidées.

Les autres commentaires, les autres raisons avancées ne sont que fabulations, ne dépendent que de leurs auteurs qui ne sont pas en mesure de retracer ni la genèse, ni l’évolution et encore moins l’objectif visé. Aujourd’hui, les maisons de formation sont consolidées et nous en sommes heureux.

[Source : ENTRE-NOUS (Octobre 2004) N° 149]

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Inauguration Maison Yves Plumey

Maison Yves Plumey Yaoundé

Le nouveau scolasticat des Oblats de Marie Immaculée de Yaoundé (Maison Yves PLUMEY) a été inauguré le 06 décembre 1992. C’était au cours d’une grande célébration eucharistique présidée par Mgr Jean ZOA, Archevêque de Yaoundé. Le prélat était entouré pour la circonstance de 15 prêtres parmi lesquels 8 OMI : Pères Pierre COURT, Thomas MBAYE, Léon ROBIN, François CARPENTIER, Stanis, Alec, MATHUNI et Antoine DEBS venus se joindre au Père ALIN Philippe. De nombreux étudiants de l’Institut de philosophie saint Joseph MUKASA (IPSJM) où étudient nos scolastiques et quelques autres amis de la communauté, ont également pris part à cette célébration aux côtés de 36 OMI, Lazaristes et séminaristes de Yaoundé qui habitent cette belle bâtisse.

Home Yves Plumey Yaoundé

Pendant son mot d’accueil, le Père Philippe-Georges ALIN (Supérieur du scolasticat), après avoir souhaité la bienvenue à tout le monde, a exprimé sa gratitude à Mgr ZOA, à tous les OMI de la province Cameroun-Tchad et au Père MATHUNI accompagné de ses trois collaboratrices, pour leur contribution à la construction de la maison Yves PLUMEY, « l’héritage spirituel du grand évêque de Garoua ». Une mention spéciale a par ailleurs été adressée au maître d’œuvre, Frère DENIS (Spiritain), et à tous ses contremaîtres. De plus, le Père ALIN a fait savoir à tous que le premier coup de pioche de la maison Yves PLUMEY a été donné le 15 janvier 1992, tandis que le 27 septembre de cette même année nos scolastiques entraient dans leur nouveau « château » flambant neuf.

Le Père Provincial a quant à lui dit dans son homélie que Dieu ne veut pas habiter des pierres à l’exemple de ce bel édifice mais plutôt les cœurs des habitants de ces pierres.  Ainsi, il a souhaité que la maison Yves PLUMEY ne soit pas une prison compte tenu de ses nombreuses barricades mais une caserne de vaillants soldats ; ceci pour le combat intérieur à livrer contre soi-même et contre l’esprit du mal.

Tout s’est achevé dans une chaude ambiance de fête autour d’un repas fraternel offert aux convives.

Scolasticat Yves Plumey Cameroun

[Source : Chronique spéciale inauguration du Scolasticat OMI de Yaoundé – Codex 1992)]

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