Réunion zone pastorale
GAROUA

Equipe apostolique Garoua urbain
(Photo: Aziz) Tous les ouvriers apostoliques de la zone de Garoua urbain, présents à la rencontre du 04 février 2014, en pleine session de travail.

Réunion de la zone pastorale de Garoua urbain Mars 2014

Curé Joachim Manianga paroisse saint Pierre Garoua
Père Joachim Manianga, omi (curé de la Paroisse Sant Pierre) présidant la rencontre zone

(Yundula Aziz Idal Bertrand, omi)

Comme annoncé, lors de leur dernière rencontre tenue le Mardi 04 Février 2014, en la paroisse Saint Jean-Marie Vianney de Ngalbidjé, hier – Mardi 11 Mars 2014 – a eu lieu l’habituelle rencontre des Ouvriers Apostoliques de la Zone Garoua Urbain. C’était au tour de nos confrères Oblats de la paroisse Saint Pierre de Garoua d’assurer l’accueil et l’organisation de ladite rencontre.

Ainsi, fidèles à leur charisme (Constitution 39), les Oblats de Saint Pierre n’ont pas manqué de briller par un accueil très chaleureux qui a tout de suite détendu l’atmosphère des participants qui, à la fin de la rencontre, n’ont pas raté l’occasion de reprendre, à la suite de Pierre, « Il est bon que nous soyons ici » (Cf. Mt 17, 4a).

Après la prière d’ouverture faite par le diacre Aziz, omi, qui, pour souligner le Triennium Oblat a invité les participants à prier à la manière oblate (cf. Prière Oblate p.145-147), le Père Joachim Manianga, omi, curé de la paroisse hôte, a animé la rencontre dont l’ordre du jour s’est surtout centré sur le Message du Pape François pour le Carême 2014.

Groupe participants zone Garoua urbain

Dans leur partage sur ledit message, les Ouvriers Apostoliques ont longtemps fait l’éloge du style de rédaction du Souverain Pontife et admiré son souci pour les pauvres, les plus petits, les abandonnés, les marginalisés. Les Ouvriers Apostoliques de la zone se sont surtout laissés toucher par le deuxième paragraphe dudit message dont en voici un extrait :

Dieu ne se révèle pas par les moyens de la puissance et de la richesse du monde, mais par ceux de la faiblesse et la pauvreté : « Lui qui est riche, il est devenu pauvre à cause de vous … ». Le Christ, le Fils éternel de Dieu, qui est l’égal du Père en puissance et en gloire, s’est fait pauvre ; il est descendu parmi nous, il s’est fait proche de chacun de nous, il s’est dépouillé, « vidé », pour nous devenir semblable en tout (cf. Ph 2, 7 ; He 4, 15). Quel grand mystère que celui de l’Incarnation de Dieu ! C’est l’amour divin qui en est la cause, un amour qui est grâce, générosité, désir d’être proche et qui n’hésite pas à se donner, à se sacrifier pour ses créatures bien-aimées. La charité, l’amour, signifient partager en tout le sort du bien-aimé. L’amour rend semblable, il crée une égalité, il abat les murs et les distances. C’est ce qu’a fait Dieu pour nous. Jésus en effet, « a travaillé avec des mains d’homme, il a pensé avec une intelligence d’homme, il a agi avec une volonté d’homme, il a aimé avec un cœur d’homme. Né de la Vierge Marie, il est vraiment devenu l’un de nous, en tout semblable à nous, hormis le péché » (Conc. œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium et Spes, n. 22 § 2).La raison qui a poussé Jésus à se faire pauvre n’est pas la pauvreté en soi, mais, – dit saint Paul – [pou

r que] « … vous deveniez riches par sa pauvreté ». Il ne s’agit pas d’un jeu de mots, ni d’une figure de style ! Il s’agit au contraire d’une synthèse de la logique de Dieu, de la logique de l’amour, de la logique de l’Incarnation et de la Croix. Dieu n’a pas fait tomber sur nous le salut depuis le haut, comme le ferait celui qui donne en aumône de son superflu avec un piétisme philanthropique. Ce n’est pas cela l’amour du Christ ! Lorsque Jésus descend dans les eaux du Jourdain et se fait baptiser par Jean Baptiste, il ne le fait pas par pénitence, ou parce qu’il a besoin de conversion ; il le fait pour être au milieu des gens, de ceux qui ont besoin du pardon, pour être au milieu de nous, qui sommes pécheurs, et pour se charger du poids de nos péchés. Voilà la voie qu’il a choisie pour nous consoler, pour nous sauver, pour nous libérer de notre misère. Nous sommes frappés par le fait que l’Apôtre nous dise que nous avons été libérés, non pas grâce à la richesse du Christ, mais par sa pauvreté. Pourtant saint Paul connaît bien « la richesse insondable du Christ » (Ep 3, 8) « établi héritier de toutes choses » (He 1, 2)

Groupe Equipe apostolique zone Garoua urbain

À la suite de ce partage les participants ont fait un tour de partage sur l’expérience de l’entrée en Carême de chacune de leur mission/paroisse. À l’issu de ce partage, deux thèmes de réflexion ont été notés :

  1. La Cendre exprime notre démarche de conversion envers Dieu. Comprise ainsi, on se demande : faut-il, le Mercredi des Cendres, appliquer de la Cendre même aux petits enfants, aux bébés ? Si oui, de quoi doivent-ils donc se convertir ? Du péché originel ? Et quel serait alors le sens du baptême par rapport au péché originel ? Si les enfants désirent de la Cendre devrait-on laisser leurs parents le demander pour eux, comme on le ferait pour le baptême ? Mais, la Cendres est-elle vraiment nécessaire pour marquer notre entrée dans le Carême ?
  2. La liturgie du Mercredi des Cendres demande que la Cendre soit appliquée après l’homélie. Celle-ci tient lieu de rite pénitentiel qui est omis au début de la célébration. Or, la réalité dans cette zone est que les églises se vident presque d’un quart, tout juste après l’application des Cendres. Alors, ne serait-il donc pas préférables d’appliquer les Cendres après la Communion pour gagner ainsi la totalité des participants au service liturgique, ou simplement suivre la liturgie comme indiqué dans le rite, et se retrouver avec un quart de fidèles à la fin de la messe ?

Les différentes aumôneries ont aussi fait la ronde, et le partage s’est attardé sur les Journées Diocésaines de la Jeunesse (JDJ) a Poli, en Avril prochain. Tout est presque au point, mais le point difficile demeure encore la question des frais de participation qui paraissent toujours aussi élevés pour les jeunes et pour les familles ayant plusieurs enfants, et désireuses d’y faire participer tous leurs enfants.

La rencontre s’est achevée autour d’un bon repas fraternel. Le rendez-vous prochain est pris pour le 15 Avril 2014 à la paroisse Cathédrale Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.

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Réunion de la zone pastorale de Garoua urbain Février 2014

(Yundula Aziz Idal Bertrand, omi)

(1. Cathédrale Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus, 2. St Pierre, 3. St François Xavier de Pitoa, 4. St Charles Lwanga-Djamboutou, 5. St Kisito-Gashiga, 6. St Jean-Marie Vianney-Ngalbidje)

Equipe de travail Peter-Claver Anucha Garoua urbainGroupe Joachim Manianga visite chantier église Ngalbidjé

Ce Mardi, 04 Février 2014 s’est tenue, dans la paroisse Saint Jean-Marie Vianney de Ngalbidjé, l’habituelle rencontre des Ouvriers Apostoliques de ladite Zone. La rencontre qui a commencé à 08h30 minutes était animée par le Père Alberto, curé de la paroisse hôte.

Parmi les points proposés pour l’ordre du jour, on pouvait noter un partage sur la parole du Pape François, donnée le Samedi 18 Mai 2013, à la Place Saint Pierre de Rome, à l’occasion de la veillée de Pentecôte avec les mouvements ecclésiaux.

Dans ledit message, le Souverain Pontife insiste sur la nécessité, pour l’Église, à s’ouvrir encore davantage à d’autres moyens d’Évangélisation, à d’autres charismes. Il déclare : « L’Église doit sortir d’elle-même. Pour aller où ? Vers les périphériques existentielles, quelles qu’elles soient, mais sortir ». La lecture de ce message a donc donné lieu à un partage bien riche, d’une durée d’environ une heure de temps, ayant débouché sur des possibilités pratiques de vivre cette parole du Saint Père. Aussi, par souci de cette ouverture encouragée par le Saint Père, il a été relevé l’accueil, par les paroisses saint Pierre et Saint François Xavier, sur la demande de l’ordinaire du lieu, du Mouvement du Néo-Catéchuménat, pour une expérience d’environ deux mois, avec pour possibilité de s’implanter dans l’archidiocèse. Dans cette même optique, il a été aussi mentionné l’ouverture un peu plus approfondie à l’Œcuménisme, au dialogue inter-religieux et à d’autres activités paroissiales du même genre. Car, affirme le Saint Père,

Nous devons aller à la rencontre et nous devons créer avec notre foi une ‘culture de la rencontre’, une culture de l’amitié, une culture ou nous trouvons des frères, ou nous pouvons aussi parler avec ceux qui ne pensent pas comme nous, aussi avec ceux qui ont une autre foi, qui n’ont pas la même foi. Tous ont quelque chose en commun avec nous : ils sont des images de Dieu, ce sont les fils de Dieu.

Toutefois, le Souverain Pontife ne manque surtout pas de mettre en garde ses auditeurs contre le grand danger qui guette toute personne qui sort. Il avance : « Il peut se passer ce qu’il peut arriver à tous ceux qui sortent de chez eux et vont dans la rue : un accident ». Et parmi les éventuels dangers, les ouvriers apostoliques de la zone pastorale de Garoua urbain ont mentionné la question de l’homosexualité, réalité certes encore très peu familière dans la région, mais déjà très problématique surtout pour les peuples d’Afrique. « Mais je vous le dis, précise le Saint Père : je préfère mille fois une Église qui a eu un accident, qui a affronté un accident, qu’une Église malade parce qu’elle est fermée ! ».

À la fin de ce partage, l’animateur de la rencontre a proposé une synthèse du message du Pape. Synthèse qui s’est articulée autour de deux axes : la nécessité de sortir de soi-même, et la nécessité pour le pasteur d’être encore plus proche de ses brebis, faisant ainsi allusion à une intervention du Souverain Pontife, où il a affirmé : « Le pasteur doit sentir la brebis ».

Après ce premier point, c’était le moment de voir ce qui pouvait être fait pour la préparation au Temps de Carême. Il a été décidé, comme il en est de coutume, de rédiger une lettre pastorale zonale pour le Carême, portant cette fois-ci sur le thème de l’ouverture. Et la charge de rédaction de cette lettre a été confiée à l’équipe pastorale de la paroisse St Pierre. L’équipe de la paroisse-cathédrale devra penser, quant à elle, à concevoir une autre lettre pour la solennité de la Pentecôte.

Ce deuxième point a été suivi par une pause-café ; ce qui a permis aux participants de visiter le chantier de l’église de la paroisse hôte, encore en pleine construction.

Agents pastoraux visite chantier église paroissiale de Ngalbidjé Garoua
Photo de groupe de quelques ouvriers apostoliques de la zone pastorale de Garoua urbain, présents à la rencontre, pendant la visite de l’église paroissiale, en chantier, de Ngalbidjé.

Au retour de la pause, il y a eu un tour des différentes aumôneries pour quelques nouvelles. Les plus importants retenus étaient la formation des catéchistes, la préparation des prochaines Journées Diocésaines de la Jeunesse à Poli et enfin la question du suivi des Foyers Chrétiens.

Le point sur les divers a été l’occasion pour le Père Joachim Manianga, omi, cure de la paroisse St Pierre, d’introduire le nouveau membre de sa communauté à l’équipe pastorale de la zone : le diacre Yundula Aziz Idal Bertrand, omi.

La rencontre s’est achevée vers 14h30, autour d’un bon repas fraternel. La prochaine rencontre pastorale des ouvriers apostoliques de la zone de Garoua urbain est fixée au 11 Mars 2014 à la paroisse St Pierre, à 08h très précise.

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