Paroisse Sainte Famille
Mokolo-Tada


District oblat de Mokolo - B.P. 91 Mokolo
Leadership - Historique - Visite par images

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Presbytère Tada


Leadership

(Photo) Père Augustine NWANKWO: Curé de paroisse installé le 11.11.2012.
Nigérian né en 1960, premiers voeux de religion dans la congrégation des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée le 09 septembre 1990, ordination presbytérale en 1995. Ancien curé de la paroisse Christ-Roi de Meiganga dans le diocèse de Ngaoundéré.

Histoire Mission Mokolo-Tada

Source d’information: Yves PLUMEY o.m.i., Mission Tchad-Cameroun. L’annonce de l’Evangile au Nord-Cameroun et au mayo Kebbi 1946-1986, Editions Oblates, Italie 1990, pages 271-278.

Au mois de mars 1947 deux jeunes prêtres Oblats arrivent à Mokolo. Ils viennent de Ndjamena où depuis plusieurs mois ils exerçaient leur ministère pastoral, heureux de voir se constituer leur communauté chrétienne. Le Père Renault était arrivé à Ndjamena le 22 août 1946 et le Père Juillé l’y avait rejoint en fin novembre. Mais une décision inattendue à ce moment-là, le 9 janvier 1947, précise que le Tchad avec Ndjamena et tout le nord constituera la Préfecture Apostolique de Ndjamena confiée à la compagnie de Jésus. Tout le territoire du Nord-Cameroun constituera la Préfecture Apostolique de Garoua. Les Pères Juillé et Renault quitteront donc Ndjamena où ils avaient déjà bien travaillé et bien semé. Le responsable de la Mission du Nord-Cameroun demande aux Pères Juillé et Renault de fonder le poste missionnaire de MOKOLO.

Pour la première visite qu’il fit en cette région, le Père responsable de la Mission du Tchad-Cameroun prit la route de Garoua-Mokolo par les Kapsiki. Le soir tombait déjà lorsqu’il parvint vers la région des Kapsiki où se dressent les cheminées d’anciens volcans. Quel extraordinaire spectacle ! Ce pays a connu des bouleversements fantastiques. Des rochers énormes semblent dégringoler des pentes des montagnes, c’est un chaos de roches. La lumière du soir colorait doucement ce paysage aux lignes violentes et austères. Le Professeur Paul Biliard a décrit les monts du Mandara et le massif des Kapsiki.

Les Mandara se présentent comme un immense parallélépipède formé de granits anciens, ils se trouvent à l’extrémité Nord de la chaîne des massifs de la Bénoué. Leurs limites sont à l’Ouest, la frontière nigérienne ; au Nord, une ligne Mozogo-Mora ; à l’Est, le méridien Mora-Gazaoua, et au Sud enfin, une ligne partant de ce village en direction du Mayo-Louti…

Ce décor de montagnes aux aspects désolés et déshérités constitue le cadre austère mais beau du pays habité par ces peuples variés et nombreux que les Peuls ont dénommé dans un terme quelque peu méprisant « Kirdis », ce qui signifie seulement « païen ».

Le Père Albert Juillé établit son poste

Le Ancienne léproserie TadaPère Albert Juillé arrive au mois de mars pour la fête de Saint Joseph. Où aller, où s’installer pour pouvoir prendre contact avec ces populations nombreuses disséminées dans les montagnes ? Mokolo est le centre administratif, il serait bien d’avoir là une base d’action pour l’ensemble du pays. Après des recherches, l’administration propose que la Mission s’installe à la léproserie, à quelque cinq kilomètres de la ville. Ce lieu porte le nom de Mokolo-Tada. Une léproserie a été installée là, il reste le dispensaire en piteux état, quelques logements. Proche de là, un terrain assez vaste a été proposé. Mais ce qui est intéressant, il y a une petite rivière bien alimentée en eau, ce qui est rare dans ce pays qui connaît de longues sécheresses. Mais écoutons le Père Juillé nous décrire ses premières impressions, il écrit en date du 23 avril 1947 :

Avant que la saison des pluies n’arrête les courriers en coupant les routes, voici quelques détails sur notre poste de Mokolo : le 19 mars j’ai pris possession de ce qui restait de la léproserie de Mokolo. Il n’y avait que des murs, le toit ayant été emporté l’an dernier par la prémière tornade. Les portes et fenêtres ont disparu… J’ai d’abord fermé tant bien que mal l’une des pièces pour établir mon P.C., d’où j’ai pu diriger les aménagements indispensables. Le Père Renault, O.M.I. est arrivé au milieu de cet arrangement. Etant un peu fatigué, il a pu apprécier cet humble ermitage. Il en est maintenant enchanté.

La première pluie est tombée la semaine dernière, heureusement pas longtemps ni trop fort. Il manquait encore une bonne partie de la toiture. Nous avons attendu la fin de cette ondée, comptant les gouttières, ou en mesurant leur intensité et en louant le bon Dieu que ce ne soit pas pire. Peut-être cette semaine pourrons-nous être tranquillisés sur ce point.

Les Kirdis et les Matakams ne sont pas aussi fermés à l’idée religieuse que l’on nous disait. Ils croient en une force supérieure et lui rendent certains hommages. Leur religion étant surtout familiale déroute ceux qui ne font que passer et qui les taxent de paganisme grossier. Je crois qu’il y a plus profond et quand nous pourrons parler leur langue nous aurons des surprises.

Les indigènes de nos montagnes sont de rudes travailleurs : agriculteurs, chasseurs et pêcheurs. Ils sont indépendants et tenaces autant qu’imprévoyants. Mais ils ont bon cœur ; ils aiment faire bonne chère et en multiplient les occasions au moment où la pleine lune leur permet de circuler la nuit sur les pistes comme en plein jour. Je pense en les voyant à ces histoires qu’on me racontait sur les vieux paysans de ma Montagne Noire. Bien des gens de nos provinces françaises aiment le bon vin et sont gais sans pour cela être fermés à la religion. Pourquoi mes ouailles, sous leur peau coloriée, s’y refuseraient-elles ? La mission du Christ sur la terre garde toute l’intensité de son élan. Nos Kirdis, Matakams et Kapsikis seront emportés par cet élan. Dans combien de temps ? Il faudra y sacrifier bien des choses, mais finalement, Dieu sera aussi bien servi ici qu’ailleurs. Santé excellente. J’ai déjà un potager qui promet. Priez toujours pour nous.

Le Père Gabriel Renault décrit les rocs de Mokolo

Ancienne léproserie Mokolo-TadaMokolo dans le Nord du Cameroun est le centre administratif d’un massif montagneux de 200 kilomètres de long sur 100 de largeur court le long de la frontière du Nigeria. Avant la venue des Oblats, aucune voix religieuse n’y avait été entendue. A un an d’intervalle, je veux bien revivre, à l’adresse des lecteurs de « Pôle et Tropiques », mes premières impressions d’arrivant. C’est ainsi que s’exprimait le Père Gabriel Renault, le compagnon d’apostolat du Père Juillé pour la fondation du poste missionnaire de Mokolo. Avec grand intérêt, nous lisons ce récit d’un témoin des premiers temps de la Mission :

Fatigué par la monotonie de la piste qui serpente à travers les hautes herbes séchées et les arbustes rabougris, le jeune missionnaire sursaute soudain. L’horizon est brisé par une montagne tourmentée, le massif de Mokolo. C’est son fief. Notre-Dame, devenez la Mère aimée et la reine honorée de ce pays !
Montagnes peu élevées, les sommets atteignent 1200 mètres tout au plus ; mais montagnes sauvagement tailladées par les tornades et couvertes d’impressionnants rochers qui tiennent en équilibre, on ne sait par quelle loi merveilleuse de physique. C’est le mois d’avril, période sèche. Tout est dénudé. Pas une motte de terre, semble-t-il. Et là-haut, tout là-haut, souvent même à la fine pointe des plus hauts rocs, l’œil découvre quelques petits toits de chaume  coniques : chapeaux de pierrot semblant coiffer la roche. C’est la case, la ferme des Matakams, Kirdis de leur nom générique. Allez donc vous étonner que nos futurs adeptes naissant et poussant dans ce chaos de pierres presque inacceccible, soient avides d’indépendance ! …

Nous voici à Mokolo ! Mokolo ! Cette terre au nom chantant est à moi, c’est la portion de champ qui échoit à mon zèle de missionnaire.

Dans la vallée, plus riche, plus facile, vit le Foulbé. Envahisseur vieux de plusieurs siècles, farouche, de type arabe, islamisé, montant de rapides coursiers, après de durs combats, il a fini par repousser dans la montagne le Matakam qui, incrusté dans le roc, est alors devenu invincible. (…)beaucoup de missionnaires sèmeront avant que Dieu permette la récolte.

Je traverse Mokolo. Trois kilomètres encore, et je m’arrête devant un bâtiment de dix-huit mètres de façade, couvert de paille. Un premier missionnaire venu préparer le camp est là qui attend son compagnon retardataire ; autour de lui une vingtaine d’indigènes, les uns sans doigts aux mains, les autres se traînant lamentablement sur les moignons des jambes, ou sautillant sur une jambe un peu plus valide. Oussé ! Oussé ! Mbalai ! Mbalai ! Bonjour ! Bonjour ! Nous allons loger dans une ancienne léproserie que le Service de Santé de la Région nous a abandonnée et que des vaillantes religieuses, les Sœurs de la Sainte Famille de Bordeaux, sont impatientes de venir relever. Le toit de paille n’est plus qu’un souvenir, et, dans trois semaines, les pluies torrentielles fouetteront notre case.

Le Père Renault et le Père Juillé se mettront au travail. Dans toutes ces missions naissantes il a fallu Tombeau Jésus Mokolo-Tataque les premiers missionnaires se mettent à l’œuvre, sinon rien n’aurait été fait. Il leur fallait courage et patience, avec des moyens extrêmement faibles. Mais ils acceptaient joyeusement ces dures conditions qui faisaient partie de la fondation de la Mission. Il s’agit de trouver de la paille et des cordes pour la fixer. Les Pères rassemblent de quoi payer un cheval et ils partent en brousse visiter quelques marchés hebdomadaires où ils trouveront ces matériaux pour construire les cases.

La léproserie a reçu son toit, un jardin a été commencé et s’est peu à peu développé, bien situé au bord d’une rivière. (…)Les projets surgissent au fil des jours : il faut apprendre la langue des gens du pays, on aborde l’étude de la langue peule. (…)Tous ces jeunes garçons et toutes ces filles si nombreuses dans les sarés de la montagne, il faut s’en occuper à tout prix. Les Sœurs de la Sainte Famille de Bordeaux sont pressenties, elles seront sollicitées, elles viendront à Mokolo. Les Pères envisagent aussi - mais il faudra bien sûr du personnel qualifié et dévoué, - d’organiser un petit centre de formation professionnelle : menuiserie, travail du cuir, jardinage. Toutes ces perspectives encouragent les missionnaires qui, chaque jour, se donnent sans compter à leur tâche.

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Visite par images

Habitation OMI Mokolo Tada
OMI Presbytère Tada

Missionnaires Oblats de Marie Immaculée.

Mission Mokolo-Tada

Fondation Père Albert Juillé et Gabriel Renault

Presbytère Tada
Eglise Tada

Mission Mokolo-Tada

Eglise paroissiale et Presbytère.

Presbytère Tada
Chapelle Tada

Mission Mokolo-Tada

Chapelle et Aire sacrée.

Aire sacrée Tada
Eglise Tada

Mission Mokolo-Tada

Eglise et Aire sacrée.

Eglise Mokolo Tada
Eglise Mokolo Tada

Mission Mokolo-Tada

Eglise paroissiale.

Eglise Mokolo Tada
Autel Sainte Famille Mokolo Tada

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Tombeau Jésus Tada

Mission Mokolo-Tada

Tombeau Jésus!

Tombeau Jésus Mokolo Tada
Tombeau du Christ Mission Tada

Mission Mokolo-Tada

Tombeau Jésus!

Autel Eglise Sainte Famille Mokolo-Tada

Autel Eglise Mokolo Tada
Vue intérieure Eglise Sainte Famille Tada

Mission Mokolo-Tada

Vue intérieure Eglise Sainte Famille.

Intérieur Eglise Sainte Famille Tada
Mission Tada Aire sacrée

Mission Mokolo-Tada

Aire sacrée.

Mokolo_Tada Aire sacrée
Eglise Tada

Mission Mokolo-Tada

Eglise Salle paroissiale.

Salle paroissiale Tada
Salles réunion Tada

Mission Mokolo-Tada

Croix Eglise Salle paroissiale.

Croix Mission Mokolo-Tada
Marie Mafa Grotte Tada

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Grotte Marie Mafa Tada

Mission Mokolo-Tada

Grotte Marie Mafa.

Culte marial Mokolo-Tada
Grotte mariale Mission Tada

Mission Mokolo-Tada

Grotte Marie Mafa

Croix du Cimetière.

Croix Cimetière Mission Mokolo-Tada
Mission Mokolo-Tada espace Cimetière

Mission Mokolo-Tada

Au pays de l'oubli, Cimetière de Tada.

Cimetière Tada
Cimetière Mission Tada

Mission Mokolo-Tada

Tombes des Oblats de Marie Immaculée au Cimetière de Tada.

Cimetière Mission Mokolo-Tada
Tombe Albert Juillé

Mission Mokolo-Tada

Tombes Albert Juillé, André Pascal, Yves Tabart.

Tombes Juillé, Pascal, Tabart
Bâtiment paroissial

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