Hommage à papa Francis AKPAN

Francis AKPAN chapelle Yves Plumey Yaoundé

(Frère scolastique Francis Joseph AKPAN, omi)

Mon cher papa, monsieur Francis AKPAN, est né en 1952. Il est décédé en Octobre 2013 suite au diabète dont il a souffert depuis 10 ans et à un petit accident de moto. Son union de mariage a été bénie de cinq enfants dont quatre (deux filles et deux  garçons) sont encore en vie. Il a eu la grâce de connaitre ses petits-fils et petites-filles. Il était un fonctionnaire civil à l’hôpital militaire de Jos. Il y travaillait pendant trente-trois ans avant sa retraite en 2012. Voici quelques aspects de sa vie :


Sa vie en famille

Papa se confiait au Seigneur  et c’est en lui qu’il a fondé sa famille. Comme papa, il jouait son rôle dans la famille comme signe et modèle d’amour, comme cultivateur, docteur, disciplinaire. Cela s’explique par sa manière de s’occuper de ses enfants. Il prenait en main ses responsabilités face à nos problèmes et nos besoins. La plupart de nos problèmes de santé, par exemple, lui étaient adressés et il faisait de son mieux pour des médicaments. Il nous posait toujours des questions pour s’assurer de notre  niveau spirituel, intellectuel et autre. Il ne tolérait pas les retards aux programmes de l’église. Lorsqu’un membre de famille n’allait pas à la messe du dimanche, il était toujours interpellé par papa. Les raisons insuffisantes comme celles de laver les habits ou n’avoir pas repassé les habits étaient très inacceptables. C’était un homme qui valorisait beaucoup l’éducation ; avec ses petites ressources, il s’arrangeait pour que les frais de scolarité soient payés à la rentrée, afin d’éviter des renvois. Avec l’aide de sa femme cultivatrice, il veillait à notre subsistance et il nous disait souvent que même s’il n’a pas assez d’argent, il ne manquera pas de quoi manger. Son regard d’amour  était très communicateur puisqu’il n’aimait pas trop la parole. Il détestait la paresse et quand il s’absentait de la maison, il nous donnait des problèmes mathématiques à traiter. Il gardait son petit fouet pour la discipline et la correction des enfants.

Vie sociale et professionnelle

Mon père n’avait pas beaucoup fréquenté l’école, il a obtenu juste son premier certificat qu’il  comparait à celui de l’école primaire. Mais son niveau m’apparaissait très douteux parce que les travaux qu’il effectuait étaient toujours formidables. Il avait des cahiers bien entretenus et une belle main d’écriture et c’est la raison pour laquelle je fais référence à sa culture personnelle et sa deuxième formation dans le cadre de la santé militaire qui l’a qualifié comme « Senior Health Assistante personnel ». Dans ce domaine, il travaillait dans le bloc opératoire. Il était très engagé à répondre à l’exigence de sa profession nuit et jour. Il était toujours serviable, disponible et ouvert à ses clients et voisins qui demandaient ses services à la maison. Il faisait la circoncision des petits enfants. Il recevait  des petites  récompenses gratuites de ses admirables services. Dans la plupart des associations dont il était membre, il occupait le poste de secrétaire.

Vie spirituelle

Papa nous répétait sans cesse que c’est dans le Seigneur qu’il se confie et c’est lui seul son  espoir. Il Frère Fracis AKPANs’est marié un peu tard dans l’Eglise mais cela ne l’empêchait jamais d’accomplir son devoir à l’égard du Seigneur et de son Eglise. Il participait activement à la messe matinale. Après la messe de chaque dimanche il était curieux de savoir si ses enfants avaient communié au corps du Christ. Il avait aussi le devoir de nous rassembler pour la prière et le partage de la parole de Dieu en Famille.

Mon dernier moment avec papa

C’était pendant mes vacances de l’année 2012 en famille. J’avais trouvé ce moment très intéressant et réjouissant. Papa a attendu mon retour pour une action de grâce à l’église pour marquer sa fête de récolte. Il manifestait sa joie de ma présence à travers le repas festif en famille. Il avait réservé un gros coq pour la célébration.

Ses hobbies

Mon père aimait écrire, voilà pourquoi il gardait deux cahiers pour ses réunions : un brouillon pour toutes ses corrections et le deuxième pour le transfert après la correction. Il aimait suivre le Journal et les matches de football.

Oh papa, nous t’aimons,  tu nous manques beaucoup. Nous aurions voulu rester toujours ensemble pour nous écouter mutuellement et célébrer la réalisation de nos projets. Hélas ! le bon Dieu dans sa grande sagesse en a décidé autrement ! Notre espoir est de nous retrouver un jour dans la maison du Seigneur. Que le Bon Dieu t’accorde la vision béatifique ! Repose en paix ! A dieu papa !!

[Partage au cours de l'Eucharistie de ce 5 février 2014 - Chapelle Maison Yves Plumey de Yaoundé.]

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