Séminaristes PIME Maison Yves Plumey: partage d'expériences

Trois séminaristes PIME de Yves Plumey

L’Institut Pontifical des Missions Extérieures (PIME) est

« une Société de Vie Apostolique dédiée exclusivement au travail missionnaire, c'est-à-dire, ses membres doivent laisser leurs propres pays pour témoigner Jésus parmi les peuples qui ne le connaissent pas encore ou ceux qui sont lointains du Seigneur. L’Institut est d’origine italienne, mais actuellement parmi ces 460 membres se sont des italiens, indiens, brésiliens, américains, bengalais et autres 7 nationalités. Le PIME travaille en 7 pays d’Asie (Inde, Bangladesh, Thaïlande, Cambodge, Hong Kong-Chine, Philippines et Japon) ; en 3 pays d’Afrique (Guinée Bissau, Cameroun et Côte d’Ivoire) ; en 3 pays d’Amérique (Brésil, Mexique e USA) et en Papua Nouvelle Guinée ». (Source : www.pime.org/).

Sur cette page web, animés par le désir de témoigner, trois étudiants PIME (3e philosophie) partagent en toute simplicité leur expérience de séjour au Scolasticat Yves Plumey de Yaoundé, Maison de formation consolidée de la région oblate Afrique/Madagascar.


Ebauche de mon expérience vécue à Yves Plumey, Yaoundé

Kouakou Yao Léonard

(KOUAKOU Yao Leonard, séminariste PIME)

Avant tout propos permettez que je cite Sainte Bernadette de Lourdes, une sainte que j’admire beaucoup. « Tout ce qui s’écrira de plus simple sera le meilleur, à force de fleurir les choses on les dénature  », dit-elle. En ce sens, souffrez de lire un jeune séminariste de la troisième année de philosophie s’exprimant en des termes simples.

Je voudrais, à travers cette occasion, remercier tous ceux de loin comme de près qui ont contribué à ce que je sois à Yves Plumey, d’une manière spéciale le PIME ainsi que l’équipe de formateurs qui me permet de relater mon expérience. Comme on le dit souvent, la vie est faite de haut et de bas. C’est ainsi qu’il faut comprendre mon expérience, car je note des aspects positifs comme négatifs.

En effet, j’ai eu la grâce pendant mes  trois années à Yves Plumey de connaître trois différents recteurs qui nous ont conduits, chacun avec son caractère, son humeur, ses qualités et ses défauts. Mais tous ont eu des soucis et même ont œuvré pour la bonne formation des étudiants. De ce fait, nous n’avons jamais manqué de vivres, de soins médicaux, de documentations ; nous avions droit tous les jours à la messe et même à des moments de loisirs etc. Cependant, il faut signaler que j’ai souvent assisté à des incompréhensions du fait de la diversité des cultures étant donné que nous sommes de plusieurs nationalités. Par ailleurs, il est important de noter que j’ai vécu heureux dans cette maison de formation.

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Brève histoire de mon expérience dans la Maison des Oblats Yves Plumey au Cameroun

Fernandez Marciano

(FERNANDES  MARCIANO ANICETE DUARTE, séminariste PIME)

Je suis arrivé ici en 2010, et je peux dire c’était ma première fois de vivre une vie communautaire multiculturelle, où les gens vivent comme une famille très unie et où il est difficile de savoir qu’il y a des gens de plusieurs nationalités sous un même toit ! Pour moi c’était une chose qui m’a beaucoup marqué.

L’année 2010/2011, c’était une année de grandes expériences pour moi parce qu’avec la culture des autres confrères j’ai pu faire une évaluation de ma culture et j’ai enrichi  ma culture avec la culture des autres pays. C’est une année académique que j’ai considérée très positive et l’ai évaluée avec 99%.      

De 2011 à 2013, ces deux années sont un peu difficiles pour moi, parce que j’ai éprouvé des difficultés. D’abord, au début de l’année 2011/2012, un des camarades (compatriote) décide de quitter ; et à la fin d’année, un autre a été renvoyé. Et 2012/2013, l’année que j’ai considérée comme période de catastrophe où l’on a eu beaucoup de renvoie à cause de la fameuse lettre anonyme adressée aux formateurs. A partir de cette situation désagréable la vie communautaire devient la vie particulière à Yves Plumey, chacun pour soi. La vérité et l’unité ayant disparu, le mensonge et la méfiance s’installent. Ici j’ai découvert un combat entre les pays et les langues. J’ai donné 65% à ces deux années.

Pour finir, je peux dire que j’ai plus ou moins,  jusqu’à présent, un bon séjour à Yves Plumey même s’il y a parfois la marée haute et basse.

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Mon expérience au Scolasticat Yves Plumey
La totalité dans le chemin avec celui qui me cherche

Ze Patriarche

(ZE Patrice Bertrand, PIME, séminariste PIME)

Peut-on dire, même de façon ramassée, le vécu de trois années de formation passées  dans une belle réalité scolastique comme celle-ci en une quinzaine de lignes ?

Mon  expérience  à Yves Plumey, s’il me fallait être synthétique, je dirai  qu’elle est une « totalité dans le chemin avec celui qui me cherche » et qui, parce qu’il me cherche, me demande Tout à chaque instant. C’est dire que mon expérience dans ce scolasticat a été faite de moments de vérités essentiellement. Avec ses hauts et ses bas, ce temps, je l’ai perçu comme un appel à être davantage vrai, à être totalement donné pour me découvrir et me laisser découvrir par celui qui me cherche. Il est là, Jésus qui me cherche, qui demande non pas après quelques parcellassions de mon temps, mais après tout  ce que je suis et dans tous les instants de ma vie de formé, de ma vie de chrétien. Cela, en vue de me rendre plus présent à lui et présent à l’Eglise.

Même dans mes réticences, cet appel, cette main tendue est là qui me dit : « que fais-tu ? Vas-tu te détourner de moi et trouver ailleurs d’autres consolations ? Reste encore avec moi sur le chemin de la vie. » A Yves Plumey, j’ai trouvé la senteur de la vie, dans les regards, dans les attitudes et les instants, bons et mauvais, qui m’ont été donnés. J’ai rencontré la paix. Merci, ô Toi qui me cherche !

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