Propos sur la vie chrétienne
Réflexion et partage


L’expérience personnelle de Dieu se comprend mieux dans son rapport avec la vocation baptismale chrétienne. Le chrétien authentique est la personne convertie, qui ne se contente pas uniquement de l’éducation inculquée, mais qui est capable de décision personnelle pour le Christ, qui sait faire le don personnel de soi au Christ. Selon Mülhen, en effet, “conformément au Nouveau Testament tu deviens chrétien d’une manière tout à fait décisive et en dernière analyse seulement par la conversion personnelle au Christ et par l’expérience de sa présence réelle dans la vie". Cette sous-rubrique permet à chacun et à chacune de partager ses convictions de la foi chrétienne.


SOMMAIRE |


Ascension du Seigneur:
joie ou tristesse pour les cœurs?

(Jessica NKENNE)

La célébration de l'Ascension semble ne rien avoir d'extraordinaire: à Noël, on annonce la bonne nouvelle de l'avènement de Jésus; à Pâques, on annonce la bonne nouvelle de la résurrection de Jésus; à la Pentecôte, on annonce la bonne nouvelle de l'avènement du Saint Esprit. Ces évènements sont Jessica NKENNEimportants pour le salut de l'homme. Mais l'Ascension, c'est Jésus qui s'en va, Jésus qui nous quitte... devons-nous rester tout seul désormais? Mais NON!!! Quarante jours après les événements de sa Passion, il quitte ses disciples et cette fois, c'est « pour de bon » ! Il se sépare d'eux et « retourne au Père », comme dit saint Jean. Ainsi s'achève le temps que Jésus a pris, après la Résurrection, pour se manifester à ses apôtres.

L'objet même du temps pascal est de nous permettre de revivre et de méditer les apparitions du Ressuscité. Il suffit de songer au chapitre 24 de l'Évangile selon saint Luc et au long récit de la rencontre de Jésus avec les disciples d'Emmaüs pour saisir combien le Ressuscité veut se donner à voir et à entendre à ceux qu'il avait appelés à devenir ses disciples et qui l'ont, de fait, suivi jusqu'à Jérusalem. Ce qu'il faut comprendre, c'est que la mission du Seigneur est achevée. Sa victoire est acquise définitivement : il a offert une fois pour toutes son sacrifice, il a rouvert les voies de la Image Ascension du Christcommunion avec Dieu, désormais le Christ Jésus va s'asseoir à la droite du Père. Aux cieux, il est le grand-prêtre que nous montre l'épître aux Hébreux : celui qui, sans relâche, intercède pour nous ; celui aussi dont la prière est l'âme de la nôtre.

Avec l'Ascension commence pour les apôtres une autre période de leur vie. Cette séparation est, certainement, d'abord une nouvelle épreuve : après les heures noires de la Passion et les heureuses retrouvailles après la Résurrection, voici qu'il faut de nouveau consentir à se séparer du Seigneur. Celui-ci, cependant, ne part pas sans leur laisser quelques mots qui leur indiquent qu'après le départ de Jésus, ce n'est pas le vide qui s'installe mais une situation nouvelle qui s'instaure par rapport à lui, à sa prédication, à leur aventure commune.

Ce que Jésus demande d'abord à ses disciples, c'est de se recueillir et d'attendre « la force d'en-haut », l'Esprit Saint. La dizaine de jours qui nous séparent de la Pentecôte prend du coup des allures de retraite. Avec l'Ascension, c'est un horizon immense qui s'ouvre. En effet, une fois le Seigneur retourné vers son Père, commence le temps de l'attente de son retour dans la gloire. C'est ici au livre des Actes des Apôtres [1, 9-11] qu'il faut s'adresser :

Jésus s'éleva et une nuée le déroba à leurs yeux. Et comme ils étaient là, les yeux fixés au ciel pendant qu'il s'en allait, voici que deux hommes vêtus de blanc se trouvèrent à leur côté ; ils leur dirent : "Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel ? Ce Jésus qui d'auprès de vous a été enlevé au ciel viendra comme cela, de la même manière que vous l'avez vu s'en aller vers le ciel."

Telles sont les paroles dont nous sommes munis pour attendre le retour en gloire du Fils de l'homme. Et certes, elles nous tournent vers le retour du Seigneur, dont nul ne sait ni le jour ni l'heure, mais elles nous tournent, aussi, dans le même mouvement, vers le cœur de notre vie quotidienne qui se vit d'abord au présent. C'est ce que synthétise la prière d'ouverture de la messe de l'Ascension : « Dieu qui élèves le Christ au-dessus de tout, ouvre-nous à la joie et à l'action de grâce, car l'Ascension de ton Fils est déjà notre victoire : nous sommes les membres de son corps, il nous a précédés dans la gloire auprès de toi, et c'est là que nous vivons en espérance. » Que les mots de cette prière nous accompagnent et nourrissent notre méditation en attendant la venue du Saint Esprit.

Jessica NKENNE
ARCHIDIOCESE DE DOUALA
ZONE PASTORALE WOURI IV
PAROISSE CHRIST SAUVEUR DE BANGUE

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Peut-on être fier de se dire chrétien si l’on ne peut pas pardonner ?

Francis AKPAN chapelle Yves Plumey Yaoundé

(Jessica NKENNE)

Le pardon est une notion qui est très mal comprise tant chez les non chrétiens que chez les chrétiens. Selon le Petit ROBERT, pardonner c'est : Tenir une offense pour  inexistante, renoncer à ‘' tirer vengeance d’une situation. Quelques synonymes sont : Oublier, remettre, passer, absoudre, gracier. Le pardon est très difficile à pratiquer, pourtant très simple à comprendre. En réalité, ce mot simple recouvre une réalité complexe aussi bien du point de vue théologique que psychologique.

Pourquoi pardonner ?

Jessica NKENNEParce que Dieu nous le demande: C’est un acte de soumission au Seigneur. (Colossiens 13,13, Matthieu 6:14-15).

Parce que Dieu nous pardonne: C'est une conséquence du pardon reçu (Matthieu 18:23-35). C'est une marque et une mesure de notre propre expérience de la grâce de Dieu.

Parce que pardonner c'est imiter Dieu  "Vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. Devenez donc les imitateurs de Dieu..."  (Ephésiens 4:32 - 5:1). Pardonner c'est revêtir l'homme nouveau et entrer dans notre identité en Christ, devenir conforme à ce que nous sommes en Christ.

Parce que le refus de pardonner nous éloigne de la communion avec Dieu. Dans le Notre Père, nous demandons à Dieu de nous "pardonner nos offenses comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé" (Matthieu 6:12). L’idéal serait donc si nous sommes incapable de pardonner, de nous limiter à « pardonnes-nous nos offenses » sans dire « comme nous pardonnons aussi… » Puisque ce n’est pas le cas.

Chorale Christ Sauveur Bangue Douala

Parce que vouloir se venger c'est prendre la place de Dieu. Exercer la justice à sa place. Joseph "Suis-je à la place de Dieu" (Genèse 50:19).

Parce que vouloir se venger c'est un manque de foi dans la justice de Dieu (Romains 12:19). "Mes amis, ne vous vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit: C'est à moi qu'il appartient de faire justice; c'est moi qui rendrait à chacun son dû"

Parce que vivre avec ce : "Tu dois payer le prix de ma souffrance", c'est vivre dans un esprit de dette, de droit, de propre justice étranger à la grâce. Matthieu 6:14-16 "Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père Céleste vous pardonnera aussi, mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, notre Père Céleste ne vous pardonnera pas non plus vos fautes. Certains diront : "Je ne peux pas pardonner". La question première n'est pas de pouvoir ( car c'est la puissance de Dieu) mais de vouloir. Tant que nous résistons à la décision de pardonner, nous résistons à Dieu et Il nous résiste.

Parce que le refus de pardonner nous livre aux tourments (Matthieu 18:23-35). La parabole du serviteur impitoyable se termine dans les tourments. Le maître livre aux bourreaux le serviteur impitoyable qui refuse de pardonner et d'offrir la grâce qu'il a lui-même reçue.

Châteaux d'eau ville Yaoundé vue du train

Parce que le refus de pardonner infeste ceux qui nous entourent (Hébreux 12:14-15). Si l'amertume et la colère contrôlent notre vie nous allons développer un style de vie et de relation contrôlés par cette colère. De façon souvent inconsciente, la personne qui n'a pas pardonné, qui n'a pas coupé avec son passé, le reproduit dans son entourage.    

Parce que le pardon est nécessaire à la réconciliation. (Matthieu 5:23-26; Romains 5:8-11). On ne va jamais loin dans la relation sans l'exercice du pardon. Vous ne pourrez jamais construire de relations profondes et durables si vous ne savez pas pardonner.

Dans le pardon, Dieu vise la réconciliation. Si vous ne pardonnez pas vous ne pourrez pas vous réconcilier. Mais il ne faut pas confondre le pardon et la réconciliation, même si les deux sont très liés. Dans une démarche de pardon, il est important de les dissocier et de ne pas penser d'abord réconciliation. Parler réconciliation avant pardon, c'est mettre la charrue avant les bœufs. Si la personne blessée est amenée trop vite à penser réconciliation sans un travail préalable, elle risque de ne pas  pardonner ou de donner un pardon à bon marché qui ne créera pas les conditions nécessaires à une vraie réconciliation. Une démarche de pardon commence par une démarche personnelle devant Dieu avant d'être une démarche extérieure vers l'offenseur. Si nous voulons aider quelqu'un à cheminer dans une démarche de pardon, nous devons respecter son état émotionnel et ne pas pousser cette personne trop vite vers la réconciliation

Jusqu'où pardonner ? Existe- t-il des limites au pardon ?

"Là où le péché a abondé la grâce a surabondé" (Romains 5:20). La grâce de Dieu est plus forte, plus grande que le péché.

Châteaux ville Yaoundé vue du train

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Que fêtons-nous réellement la nuit du 24 au 25 décembre ?

Crèche chapelle soeurs Divine Volonté Yaoundé

(Jessica NKENNE)

Jessica NKENNENoël est un mot qui vient du latin ‘’natalis’’, qui signifie naissance : c’est la naissance de Jésus-Christ. Cette naissance, c’est la joie de Dieu et celle de tous les hommes, nous disent les évangélistes, car ‘’un sauveur nous est né’’. En quoi est-ce une immense délivrance, un grand espoir pour toute l’humanité? C’est ce que nous allons découvrir.

Pour comprendre Noël, il faut savoir que ce grand moment de joie a été précédé d’une grande souffrance de la part de Dieu. La Bible nous dit qu’aux premiers temps, les hommes vivaient en harmonie, dans la paix et dans l’amour, entre eux et avec Dieu; et il était prévu que cela  dure dans le temps. Mais un jour est arrivée la pire des catastrophes qui pouvait arriver. Les  hommes ont décidé de tourner le dos à Dieu, de se priver de sa présence, de se donner l’illusion qu’ils pouvaient se passer de lui. Ils venaient de choisir de succomber au mal. La mort, le deuil et la souffrance allaient s’emparer du cœur des hommes et régner sur la terre. A cet instant, une profonde déchirure a eu lieu dans le cœur plein d’amour de Dieu ; le père a perdu ses enfants. Il ne voulait pas de cette séparation qui cause notre ruine, entraine notre mort et nous condamne une éternité d’effroi. Lui qui est vie, paix et amour veut nous permettre de retrouver ce à quoi nous aspirons au fond de nous-mêmes sans même y croire: la vraie vie. Cette souffrance de Dieu l’a motivée à venir à notre rencontre, son plan, annoncé par ses disciples, a été d’envoyer sur la terre un sauveur afin de résoudre les problèmes du mal (le péché).

Jésus est cet envoyé, ce Messie, qui, sous la forme d’un simple homme, d’un bébé, s’est rendu vulnérable, lui qui est de condition divine s’est dépouillé, prenant la condition de serviteur et devenant Crèche OMI Yaoundésemblable aux hommes. En Jésus, Dieu se met à notre portée pour qu’on le voie, qu’on le suive et qu’on soit sauvés; ‘’celui qui m’a vu a vu le père’’. Pour nous retrouver, Jésus Christ a choisi de se salir du péché de l’humanité, il s’est offert aux moqueries, à la trahison, à la torture et enfin à la mort, et par cette mort il a vaincu le péché, ce mal qui nous ronge. Il nous offre une seconde possibilité de retrouver une relation vivante et personnelle avec Dieu, pardonnés de nos péchés. C’est cela le sens de Noël: c’est la fête des humbles, car Dieu s’est fait humble parmi nous. C’est la fête du sauveur du monde venu comme un enfant alors qu’on attendait Dieu dans le tonnerre et les éclairs, la suprématie et le jugement, c’est la fête de la joie car le mal est vaincu. Mais nous avons notre part à jouer pour que cela devienne réel, concret et efficace dans notre vie.

Noël est une démarche de l’homme vers Dieu. Dans la parabole du fils perdu (Luc 15,11-32), un fils rebelle revient vers son père après lui avoir tourné le dos et avoir vécu une vie de bohème. Le père, bien qu’étant l’offensé, accueille son fils les bras ouverts parce qu’il l’aime plus que tout. Dans cette histoire, nous voyons la démarche indispensable que l’homme doit accomplir pour que Noël revête sa signification. S’il n y a pas de retrouvailles, si le père ne retrouve pas son fils, alors, il n’y a pas Noël.

Ce n’est qu’une fête traditionnelle où l’on parle davantage du ‘’père Noël’’ que de Jésus, des cadeaux et des jouets que du don Dieu.

Quelle joie du père qui retrouve son fils !!! La fête commence; et à ce moment, c’est Noël. Alors, avez-vous envie d’expérimenter la joie de Noël, de retrouver ou de découvrir le Dieu qui vous aime et qui vous attend à bras ouverts ? Lire Philipiens 2,6-7; évangile de Jean 14,9 ; 1ère épitre de Jean1,9.

Si telle est l’histoire de Noël dans ses origines, comment comprendre que les païens soient les premiers à penser à ce jour? Comment peut-on fêter Noël sans l’Emmanuel lui-même?

MES VŒUX LES MEILLEURS A TOUS !!!

Jessica NKENNE
Cameroun – Archidiocese de Douala – Zone pastorale Wouri IV – Paroisse Christ Sauveur de Bangue - CPJ

Crèche 2013 Maison Yves Plumey

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